Au moment où le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun vient de défendre au Sénat la proposition de loi (PPL) portée sénatrice centriste du Pas-de-Calais Amel Gacquerre visant à clarifier les obligations de rénovation énergétique des logements et à sécuriser leur application en copropriété, les réactions des parlementaires experts sur le sujet commencent à réagir.

Car le risque selon Vincent Jeanbrun, interrogé sur Public Sénat le mardi 17 février 2026 , « c’est que 700 000 logements sortent du parc locatif à cause d’un Diagnostic de performance énergétique (DPE) pas assez bon. » L’idée du ministre ? « C’est de continuer à louer avec l’engagement de rénover le bien en trois en ou cinq ans », explique-t-il sur la chaîne parlementaire.

De son côté, le groupe politique Rassemblement National discret jusqu’à l’an dernier sur la rénovation énergétique monte au créneau par la voix de Frédéric Falcon, député de l’Aude (circonscription de Narbonne) et ancien professionnel du secteur vient justement de rencontrer justement le ministre du Logement pour aborder avec lui les problématiques autour du DPE et lui faire de ses inquiétudes sur cette proposition de loi Gacquerre.

« De base au RN qui a déjà proposé de supprimer MaPrimeRénov' et de la remplacer par des prêts aux ménages à taux zéro, nous sommes opposés aux contraintes du DPE pour la location des logements, affirme le monsieur Logement du parti de Marine Le Pen. Instaurer un calendrier depuis le 1er janvier 2025 a toujours été inconcevable et cela créé 75 % d’annonces en moins de trois ans… »

Frédéric Falcon s’interroge : « Cette PPL fait appel à un juge le temps des travaux et qu’est-ce qui se passe après s’il y a une intervention du juge qui a baissé le loyer et malgré les travaux ? Le propriétaire-bailleur alors sera condamné à avoir un loyer minoré et cette situation ouvre à plein de contentieux. » Autre risque selon lui : « Cela va tétaniser les propriétaires qui ont souvent un à deux logements. On lance les warning ! »